L’(a) d’(a)lpha
Par Armelle Gaydon
La graphie choisie pour écrire le nom de l’association (a)lpha traduit l’ancrage du psychanalyste du côté du désir, par opposition à la fixation du côté de la norme et du diplôme que cherche à imposer ce projet de loi. (a)lpha écrit seul, avec son (a) séparé par des parenthèses, s’oppose à «l’alpha et l’oméga», première et dernière lettres de l’alphabet grec censées, dans la symbolique grecque puis religieuse, contenir la clef de l’univers tout entier, aux mains du Maître-de-Tout. En isolant ainsi une des deux lettres, la première, nous avons l’idée contraire, celle d’affirmer le pas-tout du savoir analytique, savoir percé d’un trou, toujours incomplet.
(a)lpha défend l’idée que maintenir la psychanalyse hors des «religions du tout» nécessite de conserver un «champ psy» aussi ouvert que possible – notamment parce qu’un des enjeux essentiels de notre combat est de conserver pour chacun la possibilité de choisir son thérapeute. De sa position d’indépendance, (a)lpha se veut ouverte sur le monde et regroupe quiconque se reconnaît dans la laïcité de la psychanalyse : psys, analysants, défenseurs de la psychanalyse… Elle est un ensemble ouvert, une caisse de résonance.
Par Armelle Gaydon le 11/11/2004


