(a)lpha écrit au Ministre de la Santé
Saint Laurent – Nouan, le 6 février 2006
Monsieur le Ministre,
Le gouvernement auquel vous participez a fait le choix de développer une politique de la « santé mentale » qui abolit le sujet de l’inconscient et privilégie l’approche cognitivo-comportementale de la souffrance psychique. Cette démarche témoigne au mieux d’une méconnaissance du psychisme, au pire d’un désir de n’en rien vouloir savoir.
Lorsque Bernard Accoyer a déposé, fin 2003, devant le Parlement, son projet d’amendement, il a inauguré une série dont on a pu croire qu’elle trouvait son issue dans le vote de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 sur la Politique de Santé Publique. C’était sans compter sur la farouche volonté gouvernementale de mener à terme un projet qui se dessine dans de nombreux rapports, de Piel-Roelandt à Cléry-Melin, de donner à ce texte de loi les moyens de son application et sert ses visées sécuritaires.


