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Laïcité et Psychanalyse

Par Daniel LIOTTA
Professeur agrégé de philosophie en classe préparatoire littéraire

Les événements français des années récentes – la propositions d’amendement Accoyer et Giraud, le plan Cléry-Merlin, le rapport de l’Inserm consacré à l’expertise des « troubles mentaux chez l’enfant et l’adolescent », bien d’autres initiatives encore - ont souvent été pensés par les psychanalystes comme ce qu’ils étaient objectivement : une attaque contre la rationalité et la pratique analytiques. Or ils constituent également une attaque contre les principes et la pratique de la laïcité politique. L’enjeu est donc de saisir le point de rencontre entre ces deux attaques. Ainsi la création d’« (a)lpha - Association pour la laïcité de la psychanalyse » est plus encore que précieuse : essentielle, car elle oblige la pensée – et singulièrement les psychanalystes et les sujets lucides quant à leur responsabilité politique – à nouer les deux causes, analytique et laïque, pour que chacune, peut-être, soit plus consciente de ce qui l’articule à l’autre. Les nouer, cela signifie : esquisser la logique commune des « ensembles » qu’elles constituent, déterminer la figure-limite qu’elles proposent et, finalement, entendre ce que Lacan nomme « la laïcisation » de l’analyse. – Partons de l’enjeu présent.

(Pour le texte intégral, voir le fichier PDF ci-joint.