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    <title>alpha - association pour la laïcité de la psychanalyse</title>
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    <updated>2008-10-28T09:34:33Z</updated>
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    <title>(a)lpha - l&apos;association est dissoute</title>
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    <published>2008-10-28T09:30:05Z</published>
    <updated>2008-10-28T09:34:33Z</updated>
    
    <summary>Chers amis, (a)lpha – association pour la laïcité de la psychanalyse a été dissoute, lors de son Assemblée Générale, ce 25 octobre. Son site Internet (www.alpha-psychanalyse.org) restera néanmoins d’accès public. Quatre années se sont écoulées depuis la création de l’association...</summary>
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            <category term="10Association - AMT" />
    
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        <![CDATA[<p>Chers amis, </p>

<p>(a)lpha – association pour la laïcité de la psychanalyse a été dissoute, lors de son Assemblée Générale, ce 25 octobre. Son site Internet (www.alpha-psychanalyse.org) restera néanmoins d’accès public.<br />
 <br />
Quatre années se sont écoulées depuis la création de l’association qui nous a réunis. Quatre années au cours desquelles, bon an mal an, une réflexion et des travaux ont contribué à réactualiser la question de l’analyse profane. Avec notamment le soutien, auquel je veux rendre hommage, de Laurent Sauerwein qui a créé le site Internet de l’association et permis la diffusion de nos travaux, et celui de Marie-Hélène Brousse qui a encouragé puis facilité notre initiative.</p>

<p>Son objectif consistait dans la défense et la promotion de la laïcité de la psychanalyse. Il prit assez vite, pour certains d’entre nous, la dimension d’un pari qui suscita leur action, reste vif et pourrait être gagné, s’il ne l’est pas déjà en partie.<br />
</p>]]>
        <![CDATA[<p>*	*	*</p>

<p>Comment formuler ce pari ? Il s’agissait de tenir sur le principe de la laïcité de la psychanalyse, non seulement dans un effort d’élaboration mais aussi en actes, plutôt que de s’épuiser en stratégies, au motif qu’il n’est de pratique de la psychanalyse que profane, sans qu’il soit nécessaire d’endosser les oripeaux universitaires dont souhaite nous affubler l’Autre politique. Il s’agissait en somme de choisir « la psychanalyse la vraie » et ne pas lâcher sur sa spécificité. Avec cette pointe d’idéalisme qui nous avait conduits à énoncer, dans le Manifeste d’(a)lpha, qu’ « On devient psychanalyste, non pour avoir émargé au bas de quelques diplômes, mais pour avoir rencontré le désir de l’analyste, à l’entour de sa cure, qui d’être personnelle en était didactique…  [la] fonction [du psychanalyste] relève de la place qu’il tient dans le dispositif analytique ; au sens où son savoir, enrichi de sa réinvention permanente, se constitue dans l’expérience, sans pour autant faire système de pensée ; au sens où sa pratique est étrangère à toute évaluation ou tout contrôle administratifs et ne peut être garantie par aucune qualification universitaire… Le psychanalyste, en tant que tel, ne se soutient d’aucune autre place que celle où s’édifie son désir. »</p>

<p>Nous savions et nous n’oublions pas qu’aucun espoir sérieux n’est à attendre du côté du législateur. Qu’il s’agisse de la loi actuelle ou d’une autre, de tel décret ou de tel autre, un texte finira par être opposable aux praticiens non diplômés. Mais ce n’est plus le cœur de la question : c’en est tout au plus un symptôme. Qu’il faudra traiter comme tel dans les années à venir, parce que nous ne sommes pas de ceux qui éradiquent les symptômes pour rendre conforme. Nous ferons avec, mais pas sans armes. A cet égard, un nouveau projet pourrait être annoncé prochainement.</p>

<p>*	*	*</p>

<p>Pendant ces quatre années, (a)lpha s’est associée, à la marge, aux engagements que cristallisèrent les Forums des Psy. Elle a fait le choix de demeurer sur le bord, confiante dans le sérieux de ce qui s’y déployait, sans chercher ailleurs qu’en elle-même les ressources de ses avancées. </p>

<p>On a pu m’interroger sur son orientation. A juste titre. Ce à quoi je répondais qu’elle s’orientait de Freud et de Lacan. Et, forte du désir de quelques-uns, (a)lpha a continué, discrètement, de tirer les conséquences de ce qui s’élaborait en son sein. </p>

<p>*	*	*</p>

<p>C’est ainsi qu’une autre association, Rencontres Psychanalytiques, est née du désir des mêmes d’abord réunis dans un groupe de travail d’(a)lpha sur les premiers instituts freudiens de psychanalyse. C’était en 2006. Entre temps, Jacques-Alain Miller avait aiguillonné notre désir, en référence à la « solution traditionnelle du mouvement analytique », corrélée à la Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l'École énoncée par Lacan : « « Si j’avais, écrivait Jacques-Alain Miller à Elsa Ebenstein en avril 2005, à donner un conseil à de jeunes praticiens …, ce serait de compter sur leurs propres forces, de s’associer à quelques-uns, et de créer un groupe auto-régulé, vivant sous ses propres lois, mais enfin sous des lois, chacun co-responsable des autres. A défaut de garantie de l’État, se donner en groupe une garantie. C’est la solution traditionnelle du mouvement analytique, c’est la solution exposée par Lacan en 1967.» Cela valut l’annonce, par Elsa Ebenstein, en novembre 2005, lors du deuxième Après-Midi de Travail d’(a)lpha, à Saint Denis, d’un projet de création d’un centre de consultations, où seraient mises en pratique les réflexions nées dans notre association. </p>

<p>Et, suivant une temporalité logique, ce centre de consultations psychanalytiques a vu le jour. Il a été conçu comme une espèce de laboratoire de la psychanalyse en tant que laïque. Sans support institutionnel, ni moyen financier. Par quelques psychanalystes, dont aucun ne fait valoir de diplôme en psychologie ou médecine. Dans un appartement, prêté par une ville de banlieue et aménagé avec les moyens du bord. Pour une pratique de la psychanalyse – appliquée ou pure. Avec le désir que s’y maintienne une éthique sans compromis. </p>

<p>Voilà en quoi le pari d’(a)lpha est gagné : Quelques-uns font la preuve, en prise directe avec le social, que la psychanalyse en tant que telle peut encore exister. Qu’à ce titre seul, des sujets s’engagent dans l’expérience analytique. Et que la laïcité de la psychanalyse reste, non pas le point aveugle, mais un des points de capiton de notre pratique.</p>

<p><strong>Benoit Drunat</strong><br />
</p>]]>
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    <title>Laïcité et Psychanalyse</title>
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    <published>2007-10-28T23:47:58Z</published>
    <updated>2007-10-28T23:59:47Z</updated>
    
    <summary>Par Daniel LIOTTA Professeur agrégé de philosophie en classe préparatoire littéraire Les événements français des années récentes – la propositions d’amendement Accoyer et Giraud, le plan Cléry-Merlin, le rapport de l’Inserm consacré à l’expertise des « troubles mentaux chez l’enfant...</summary>
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        <name>LS</name>
        
    </author>
            <category term="10Laïcité" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p><strong>Par Daniel LIOTTA</strong><br />
<em>Professeur agrégé de philosophie en classe préparatoire littéraire</em></p>

<p>    Les événements français des années récentes – la propositions d’amendement Accoyer et Giraud, le plan Cléry-Merlin, le rapport de l’Inserm consacré à l’expertise des « troubles mentaux chez l’enfant et l’adolescent », bien d’autres initiatives encore  - ont souvent été pensés par les psychanalystes comme ce qu’ils étaient objectivement : une attaque contre la rationalité et la pratique analytiques.  Or ils constituent également une attaque contre les principes et la pratique de la laïcité politique. L’enjeu est donc de saisir le point de rencontre entre ces deux attaques. Ainsi la création d’« (a)lpha - Association pour la laïcité de la psychanalyse »  est plus encore que précieuse : essentielle, car elle oblige la pensée – et singulièrement les psychanalystes et les sujets lucides quant à leur responsabilité politique – à nouer les deux causes, analytique et laïque, pour que chacune, peut-être, soit plus consciente de ce qui l’articule à l’autre. Les nouer, cela signifie : esquisser la logique commune des « ensembles » qu’elles constituent, déterminer la figure-limite qu’elles proposent et, finalement, entendre ce que Lacan nomme « la laïcisation » de l’analyse. – Partons de l’enjeu présent.  </p>

<p>(Pour le texte intégral, voir le fichier PDF <a href="http://www.alpha-psychanalyse.org/psychanalyse/pdf/LAICITE_ET_PSYCHANALYSE_Liotta.pdf">ci-joint.</a></p>]]>
        
    </content>
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    <title>INVITATION DE DAVID MUHLMANN</title>
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    <published>2007-10-12T15:30:20Z</published>
    <updated>2007-10-12T15:42:41Z</updated>
    
    <summary>A l&apos;occasion de la parution de son livre &quot;LES ÉTAPES DE LA PENSÉE PSYCHANALYTIQUE&quot; Paris, Desclée de Brouwer, 2007 David Muhlmann vous invite à un débat qui aura lieu en présence d’Alicia Bukschtein, psychiatre et psychanalyste. Jeudi 22 novembre à...</summary>
    <author>
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            <category term="20Histoire" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p>A l'occasion de la parution de son livre</p>

<p>"LES ÉTAPES DE LA PENSÉE PSYCHANALYTIQUE"<br />
Paris, Desclée de Brouwer, 2007 </p>

<p><strong>David Muhlmann </strong>vous invite à un débat qui aura lieu en présence d’Alicia Bukschtein, psychiatre et psychanalyste. </p>

<p><strong>Jeudi 22 novembre<br />
à partir de 20 heures</p>

<p>Librairie Lipsy<br />
15 rue Monge<br />
75005 Paris </strong></p>

<p><em>(Métro : Cardinal Lemoine)</em></p>]]>
        
    </content>
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    <title>Un enjeu décentré et étendu</title>
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    <published>2007-07-07T03:04:59Z</published>
    <updated>2007-07-07T03:13:00Z</updated>
    
    <summary>Par Benoit Drunat (a)lpha contribue, dans le mouvement qui a suivi le dépôt de l’amendement Accoyer, à réactualiser la question de l’analyse profane. Au fur et à mesure que les textes de lois se succédaient pour aboutir à l’article 52...</summary>
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            <category term="10Laïcité" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p><b>Par Benoit Drunat</b></p>

<p><strong>(a)lpha</strong> contribue, dans le mouvement qui a suivi le dépôt de l’amendement Accoyer, à réactualiser la question de l’analyse profane. Au fur et à mesure que les textes de lois se succédaient pour aboutir à l’article 52 de la loi du 9 août 2004, la question de la laïcité de la psychanalyse est apparue comme un point nodal du combat que devaient mener les psychanalystes pour faire comprendre cette dimension particulière, sine qua non, de leur pratique.</p>

<p>La décision du Conseil d’Etat de surseoir à l’étude du projet de décret d’application de l’article 52, le renouvellement de la majorité parlementaire, le changement de gouvernement sont autant de données politiques qui déplacent l’actualité.</p>

<p>La laïcité de la psychanalyse en tant que telle n’est plus – actuellement – à la pointe du débat. De sorte que l’on assiste à un renversement de perspective et à l’éclosion d’un paradoxe : on a cru que l’article 52 serait une atteinte au principe fondateur qu’<strong>(a)lpha </strong>défend et que son application risquerait de mettre à mal l’exercice de la psychanalyse par des analystes profanes. </p>

<p>Or – c’est là le paradoxe, en dépit de sa non-application, la loi n’est pas sans conséquence : l’incertitude actuelle liée au statut des psychothérapeutes a induit de nouveaux positionnements de ces derniers qui ramènent le débat à l’intérieur du champ psy. </p>

<p>Par ailleurs, les psychanalystes français accepteront-ils, comme leurs confrères l’ont fait dans de nombreux pays d’Europe, notamment en Grande-Bretagne et en Suède, de céder à un néo-kleinisme qui, comme le rappelait dernièrement Elisabeth Roudinesco (lors de la rencontre initiée par le collectif « Sauvons la clinique », le 30 juin), vise à traiter des troubles de l’attachement, du narcissisme et promeut la résilience à l’envi, pour se réduire à une éthologie ? Ou bien, forts de la spécificité française, tiendront-ils sur l’essentiel à savoir que la psychanalyse est une quête de savoir opérée par un sujet avec un psychanalyste ?</p>

<p>L’enjeu est donc désormais décentré et étendu : opérant à contre-courant du sens commun, étrangère à la logique économique qui fait de l’homme une machine dont on évalue le coût de l’entretien, la psychanalyse vise à ce que l’analysant se réveille comme l’énonçait Lacan et c’est là que réside sa dimension subversive. Entreprise de désaliénation et de désidentification, elle promeut un sujet unique, advenu à soi-même, au risque du non-conforme. Elle fixe comme perspective l’émergence d’un savoir ignoré du sujet, dans une temporalité spécifique.</p>

<p>Ainsi, la dimension légale est actuellement reléguée au second plan. Il n’en incombe pas moins aux psychanalystes de poursuivre leur réflexion en vue de l’enrichissement théorico-clinique de leur art. </p>

<p>Ces quelques remarques et interrogations dépassent la stricte question de l’analyse profane, mais entretiennent avec elle un lien connexe étroit qui va de pair avec la nécessaire implication des psychanalystes dans le champ social. </p>

<p>Rappelons ici que la possibilité est offerte à chacun d’entre vous de les étayer ou de les discuter dans des groupes de travail ou via des contributions personnelles. <strong>(a)lpha</strong> continue d’être ce lieu d’échanges ouvert à ses adhérents et son site Internet (www.alpha-psychanalyse.org)  permet d’accueillir et diffuser les travaux produits.</p>

<p><strong>(a)lpha </strong>offre à ceux qui le souhaitent et en manifestent le désir, un espace possible de réflexion. Et notre association fait le choix de rester vigilante, au cas où l’actualité reviendrait sur la question qui l’anime.<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Titre de psychothérapeute :Après la décision du Conseil constitutionnel,le gouvernement va-t-il s’obstiner ?</title>
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    <id>tag:www.forum-psychanalyse.net,2007:/alpha/psychanalyse//2.94</id>
    
    <published>2007-02-23T09:28:46Z</published>
    <updated>2007-02-23T09:35:52Z</updated>
    
    <summary>Par Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret Après la décision du Conseil constitutionnel, le gouvernement va-t-il s’obstiner dans des voies sans issues ou « tout remettre à plat » en concertation avec les professionnels concernés ? Le Conseil constitutionnel a déclaré...</summary>
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        <name>LS</name>
        
    </author>
            <category term="30Amendement Accoyer" />
    
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        <![CDATA[<p><strong>Par Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret</strong></p>

<p>Après la décision du Conseil constitutionnel, le gouvernement va-t-il s’obstiner dans des voies sans issues ou « tout remettre à plat » en concertation avec les professionnels concernés ?</p>

<p>Le Conseil constitutionnel a déclaré que les articles issus des nouveaux amendements Accoyer sur le titre de psychothérapeute inscrits dans un projet de loi ne portant que sur… le médicament avaient été adoptés dans des conditions contraires à la Constitution. Ils sont donc annulés.<br />
	<br />
La question qui est posée est, maintenant, de savoir si après ce nouveau camouflet le gouvernement va s’obstiner à publier un décret quitte à multiplier les faux-semblants et les contradictions sur un sujet qui mérite mieux ou s’il va choisir de tout remettre à plat et de prendre le temps de traiter ce sujet sur des bases plus sûres… quitte à ce que le travail soit poursuivi et achevé par le prochain gouvernement !</p>]]>
        <![CDATA[<p>Sur le fond, il est clair, comme je l’ai dit à chacun des nombreux débats qui ont eu lieu à ce sujet au Sénat, qu’il est légitime, utile et pertinent de définir les conditions d’accès au titre de psychothérapeute.</p>

<p>La difficulté vient du fait que l’article 52 de la loi du 9 août 2004 sur la santé publique issu de ce qu’il faut maintenant appeler le « premier amendement Accoyer » est contradictoire dans ses termes. Son troisième alinéa stipule en effet que tout médecin, psychologue diplômé ou psychanalyste (inscrit à une société) peut se prévaloir de droit de ce titre, et cela même s’il n’a pas suivi une formation, seuls les psychothérapeutes en fonction et à venir étant soumis à une formation spécifique. Le quatrième et dernier alinéa du même article stipule au contraire que tout professionnel (médecin, psychanalyste, psychologue, psychothérapeute) doit suivre une formation en psychopathologie pour se prévaloir du titre. La contradiction est donc patente.</p>

<p>M. Accoyer ayant décidé, à deux reprises, de déposer de nouveaux amendements, on aurait pu espérer, pour le moins, que ceux-ci auraient pour effet de réduire cette contradiction. Mais ces amendements, aujourd’hui annulés suite à la décision du Conseil constitutionnel, ne réduisaient en rien cette contradiction… ils l’aggravaient plutôt !</p>

<p>M. Douste-Blazy avait déclaré qu’il ne ferait pas de décret sur une base aussi incertaine. Son successeur au ministère de la santé, Xavier Bertrand, lui, a multiplié les « avant-projets de décret » à l’article 52 de la loi du 9 août 2004 qui, reposant sur une base contradictoire, sont eux-mêmes contradictoires avec une partie de cet article de loi.</p>

<p>Ainsi, si l’on applique en l’état le troisième alinéa – comme semble vouloir le faire M. Bertrand – il s’ensuit que tout psychanalyste peut se prévaloir du titre de psychothérapeute. Mais comme le titre de psychanalyste n’est pas défini dans la loi, rien n’empêche les psychothérapeutes de… s’intituler psychanalystes, d’adhérer à une société ou d’en créer une pour exercer leur activité… Ce n’est qu’un exemple des nombreux effets purement « nominalistes » qu’aurait l’application en l’état de ce texte !</p>

<p>Quant au quatrième alinéa, M. Bertrand ne souhaite visiblement pas l’appliquer strictement : ce serait contraire aux dispositions du troisième… et cela mécontenterait probablement les (ou des) représentants de trois professions sur quatre.</p>

<p>Alors, le mieux est de tout remettre à plat. Et de construire des réponses en lien avec les professionnels eux-mêmes, en partant des auto-régulations que ceux-ci ont mises en place, des formations qu’ils ont constituées et validées, des règles de contrôle et de déontologie qu’ils ont instaurées. L’erreur a été, en cette affaire, de poser au départ la loi ou le décret, alors que la loi ou le décret n’auraient dû être, le cas échéant, que le fruit de ce dialogue préalable.</p>

<p>Nul n’ignore qu’on a invoqué le danger des « sectes ». Mais pour lutter contre les sectes il existe des lois et des procédures spécifiques. Appliquons les sans faiblesse ! Renforçons les si nécessaire ! Mais ne définissons pas sur cette base les conditions d’accès à une ou à des professions, au risque de porter atteinte aux professionnels concernés.</p>

<p>Enfin, cette nécessaire définition, en lien avec les professionnels concernés, des conditions d’accès au titre de psychothérapeute, ne doit pas être instrumentalisée, comme elle l’a été depuis trois ans, par d’autres sujets. Je veux parler de la véritable « croisade » visant à la fois la psychanalyse et les psychothérapies relationnelles menée par un certain nombre de ceux qui pensent que seul le comportementalisme et les thérapies cognitivo-comportementales qui en découlent peuvent apporter une réponse « efficace » à la souffrance psychique ou ceux qui considèrent, au nom d’un nouvel avatar de l’hygiénisme, que seules les approches médicales (et, le cas échéant, médicamenteuses) sont pertinentes pour traiter cette souffrance psychique. Ces questions ont, en effet, été constamment sous-jacente dans l’écriture même de l’amendement Accoyer et dans les débats qu’il a suscités.</p>

<p>La question est donc posée au gouvernement, et d’abord au Premier ministre : va-t-il s’obstiner à traiter ce sujet important sur une base ambiguë et contradictoire, ou « tout remettre à plat » pour apporter en concertation avec les professionnels concernés les réponses solides qui peuvent être et doivent être apportées aux problèmes posés par la définition de titres et de validations dans ces domaines sensibles ?</p>

<p><strong>Jean-Pierre SUEUR </strong><br><em>Sénateur du Loiret</em><br />
</p>]]>
    </content>
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    <title>Pourquoi les nouveaux amendements Accoyerne lèvent-ils pas les contradictions du premier ?</title>
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    <id>tag:www.forum-psychanalyse.net,2007:/alpha/psychanalyse//2.93</id>
    
    <published>2007-01-15T18:20:10Z</published>
    <updated>2007-01-15T19:43:09Z</updated>
    
    <summary>par Jean-Pierre SUEUR Sénateur du Loiret S’employer à définir les conditions d’exercice de la profession de psychothérapeute n’est pas a priori contestable. On peut considérer, tout au contraire, que cette tâche est utile, nécessaire, et donc légitime. Ce qui, en...</summary>
    <author>
        <name>LS</name>
        
    </author>
            <category term="30Amendement Accoyer" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p><b>par Jean-Pierre SUEUR<br />
Sénateur du Loiret<br />
</b></p>

<p>S’employer à définir les conditions d’exercice de la profession de psychothérapeute n’est pas <i>a priori</i> contestable. On peut considérer, tout au contraire, que cette tâche est utile, nécessaire, et donc légitime.</p>

<p>Ce qui, en revanche, est hautement contestable, c’est l’acharnement à vouloir accomplir cette tâche sur la base d’un texte totalement contradictoire dans ses termes et c’est le consentement à ce que cette question légitime soit continuellement instrumentalisée par d’autres causes et tout particulièrement par la croisade que mènent un certain nombre d’adeptes du comportementalisme et des thérapies cognitivo-comportementales pour tenter de disqualifier à la fois la psychanalyse et les psychothérapies relationnelles.</p>

<p>Les deux nouveaux amendements que M. Accoyer vient de faire adopter à l’Assemblée Nationale relèvent de cette double dérive.</p>]]>
        <![CDATA[<p><i>1) Le texte choisi pour inscrire ces deux nouveaux amendements est tout un symbole</i></p>

<p>Alors que le même jour – le 11 janvier - , l’Assemblée Nationale devait examiner un projet de loi sur les professions de santé et un autre sur les médicaments, c’est …dans le second texte que M. Accoyer choisit d’inscrire ces amendements ! Comme cela a été dit par plusieurs députés lors du débat, ces deux amendements n’ont rien à voir avec le sujet. Ils sont, dans le jargon parlementaire, d’authentiques <i>cavaliers</>.</p>

<p>Mais, à bien y réfléchir, il y a là quelque chose de profondément <i>symptomatique</i>.</p>

<p>On se souvient, en effet, que ce qu’il faut désormais appeler le <i>premier</i> amendement Accoyer, qui a connu cinq rédactions successives au fil des débats, et dont la dernière constitue l’article 52 de la loi du 9 août 2004 sur la santé publique, témoignait dans sa première version, de la volonté d’une main-mise explicite de la sphère médicale sur le traitement de la souffrance psychique. Nul ne pouvait, selon cette version originelle, traiter de la souffrance psychique s’il n’était pas médecin. C’était un nouveau <i>Triomphe de la médecine</i>, un retour explicite des vieilles thèses <i>hygiénistes</i>, pour reprendre le terme de Jacques-Alain Miller. Et c’était la version brute, radicale du credo comportementalisme en vertu duquel il fallait désormais substituer à la psychanalyse ou aux méthodes qui en étaient issues, d’une manière ou d’une autre, les thérapies cognitivo-comportementales dont les deux composantes sont, d’une part, des protocoles fondés sur des questionnaires codifiés et, d’autre part, des prescriptions médicamenteuses.</p>

<p>Nous y voilà ! M. Accoyer inscrit matériellement ses nouveaux amendements sur l’exercice d’une profession traitant de la souffrance psychique au beau milieu de séries de dispositions législatives portant exclusivement sur les médicaments. C’est, au choix, un nouveau lapsus ou une vraie provocation. C’est, en tout cas, à la fois le symptôme et le symbole du prurit hygiéniste (1) .</p>

<p><i>2) Les nouveaux amendements ne changent rien à la contradiction patente qui obère l’application de la dernière version, inscrite dans la loi, du premier amendement Accoyer</i></p>

<p>Nous avons souvent exposé (2) en quoi l’article de loi issu du premier <i>amendement Accoyer</i> était contradictoire dans ses termes. En raison d’une maladresse, d’un lapsus, d’une incohérence, ou d’une incapacité à surmonter la différence entre deux approches distinctes – on peut en débattre ! - , l’avant dernier alinéa de cet article stipule que les médecins, les psychanalystes et les psychologues diplômés peuvent <i>de droit</i> porter le titre de psychothérapeute, c'est-à-dire sans aucune condition de formation préalable ni complémentaire, alors que le dernier alinéa du même article écrit l’exact contraire, à savoir que toute personne voulant se prévaloir du titre de psychothérapeute devra avoir suivi une formation spécifique en psychopathologie.</p>

<p>L’avant dernier alinéa (et les quatre avant-projets de décret qui ont été successivement rédigés) relèvent d’une logique que Roland Gori qualifie justement (« Le Monde » du 14/01/2006) d’ <i>« opportuniste » </i>puisqu’il s’agissait – et qu’il s’agit toujours – de tenter de calmer les protestations issues de la première version de l’amendement Accoyer en donnant sans condition le bénéfice du titre à l’ensemble des médecins, des psychanalystes et des psychologues.</p>

<p>On qualifiera le dernier alinéa, lui, d’ <i>« exigeant »</i> puisque son application aurait pour effet de contraindre les médecins qui ne sont pas spécialistes en cette discipline, les psychanalystes et les psychologues de suivre au même titre que les actuels psychothérapeutes des formations en psychopathologie pour pouvoir se prévaloir du titre de psychothérapeute. Cette logique est celle défendue lors du débat du 11 janvier dernier par Claude Evin, qui a notamment déclaré : « il y aurait (…) beaucoup à dire notamment sur ce troisième alinéa qui permet à des personnes n’ayant reçu aucune formation de bénéficier du titre de psychothérapeute ».</p>

<p>La contradiction étant donc patente, on aurait pu penser que dès lors que M. Accoyer revenait devant le Parlement pour proposer de nouveaux amendements, ceux-ci auraient prioritairement pour objet de supprimer cette contradiction pour qu’enfin les textes d’application puissent être rédigés sur une base claire.</p>

<p>Mais, très significativement, alors que M. Accoyer ne peut ignorer cette contradiction, sur laquelle tant de commentaires ont été faits, il choisit sciemment, non seulement de la maintenir, mais, de surcroît, de l’aggraver.</p>

<p>Ainsi, l’un de ses deux amendements dispose que les commissions qui seraient chargées de statuer sur la capacité des psychothérapeutes actuellement en fonction de continuer à se prévaloir de leur titre se trouveraient composées à parité de psychologues diplômés et de médecins sans que soit en rien précisée la spécialité desdits médecins. Tout médecin est a priori compétent : le présupposé hygiéniste est donc renforcé par rapport aux textes existants.</p>

<p>Il est clair en tout cas que la contradiction n’est en rien réduite, et qu’il n’y a aucune volonté de le faire. Il faut donc s’interroger sur cette attitude pour le moins irrationnelle.</p>

<p><i>3) Accoyer contre le Gouvernement</i></p>

<p>A l’opposé de son prédécesseur, M. Douste-Blazy qui avait déclaré qu’il ne publierait pas le décret d’application de l’article 52 de la loi du 9 août 2004, M. Xavier Bertrand, s’est lui obstiné sur la voie <i>opportuniste</i> s’efforçant, au fil de quatre rédactions successives, elles aussi <i>nécessairement</i> contradictoires (puisque le décret ne peut, par définition, lever les ambiguïtés de la loi), de mécontenter le moins possibles, ou de contenter à peu de frais – c’est selon ! – les représentants des quatre professions concernées. Cet exercice est problématique, et lourd de contentieux futur : si un décret est publié sur cette base il sera aisé de démontrer qu’il n’est pas conforme à l’un – ou à l’autre – des alinéas de la loi.</p>

<p>Mais il y a plus. Le dispositif adopté risque de se traduire par de pures et simples modifications nominalistes. Nul ne pourra empêcher des psychothérapeutes de s’appeler <i>psychopraticiens</i>, par exemple, ou tout simplement <i>psychanalystes</i>, puisque aucun article de loi ne définit ni la psychanalyse, ni ses conditions d’exercice, ni les sociétés de psychanalyste et qu’il ne sera pas facile – si toutefois on considérait que cela soit souhaitable ! - de remédier à cette triple carence, compte tenu de la position de nombre de psychanalystes à cet égard.</p>

<p>Il y avait assurément une autre manière de prendre le problème du titre de psychothérapeute, qui ne se serait assimilée ni à l’avant-dernier ni au dernier alinéa de l’article 52 et qui aurait consisté à partir des exigences de formation, de déontologie et d’exercice de la profession qui ont d’ores et déjà été définies par les professionnels – comme on le fait <em>de facto</em> pour les <em>psychanalystes</em> – et d’établir à partir de là des règles, des textes réglementaires, voire législatifs. C’eût été une toute autre démarche que celle du premier amendement Accoyer qui a instauré la loi comme préalable, alors qu’elle aurait pu être un aboutissement.</p>

<p>En matière de formation, cette démarche pragmatique aurait été à l’antipode de ce qu’imposent les <em>nouveaux</em> amendements Accoyer. En effet, pour ceux-ci, la formation des futurs psychothérapeutes ne <i>peut être</i> qu’universitaire, et ne <i>doit être</i> qu’universitaire. Or il n’existe pratiquement pas de formation à la psychothérapie à l’université !</p>

<p>La position exprimée par les nouveaux amendements Accoyer est donc totalement irréaliste.</p>

<p>Je tiens à être très clair à ce sujet. Je suis en désaccord avec certaines positions qui récusent a priori toute intervention de l’université dans la formation des psychothérapeutes. L’université a, pour moi, - ou, du moins, <i>devrait avoir</i> - une légitimité dans ce domaine comme dans l’ensemble des champs de la science et des savoirs.</p>

<p>Mais alors que la plupart des formations à la psychothérapie relationnelle, sont aujourd’hui organisées par les instituts professionnels, et que l’équivalent n’existe pas au sein de l’université, il me parait absurde d’instaurer par la loi un monopole de l’université en cette matière !</p>

<p>On peut, tout au contraire, imaginer des agréments ou des validations par l’université ou par l’Etat – avec évaluation et garanties scientifiques – de formations délivrées par des instituts professionnels, ou prévoir des coopérations et complémentarités.</p>

<p>Telle était – ou telle est ! – la logique des avant-projets de décrets élaborés par M. Xavier Bertrand, ministre de la Santé.</p>

<p>Nous avons dit nos réserves sur sa démarche, dès lors qu’elle se fondait sur des prémisses contestables, mais force est de constater que celle-ci était, pour ce qui est de cette question de la formation, plus réaliste que les nouveaux amendements Accoyer qui viennent, en réalité, détruire les efforts de concertation menés par le ministre.</p>

<p>Une fois encore, il faut s’interroger sur les raisons profondes d’une telle démarche.</p>

<p><i>4) Triomphe du comportementalisme</i></p>

<p>Ces raisons sont très probablement liées au débat, interne à l’université, qui concerne l’ensemble du champ couvert par les quatre professions concernées. Car des enseignements universitaires de psychiatrie à ceux de psychologie, on voit que ce que nous appellerons la logique comportementaliste tend à l’emporter sur l’autre versant, issu des apports de la psychanalyse et de la psychothérapie relationnelles.</p>

<p>Encore une fois, il ne s’agit pas ici d’emboîter le pas, dans cette querelle, à un simplisme réducteur, mais il s’agit de dire et redire que l’acharnement à disqualifier les apports de Freud et, à partir de son œuvre, de tant d’autres relève d’une misérable haine pour un pan entier de notre culture.</p>

<p>Dans ce contexte, le monopole que M. Accoyer s’emploie à instaurer n’est nullement anodin.</p>

<p>Et cela d’autant plus que les nouvelles entreprises législatives de M. Accoyer s’accompagnent de discours édifiants. Ainsi s’est-il prévalu le 11 janvier 2007 à l’Assemblée Nationale de l’ « accord de la communauté médicale, psychologique, psychiatrique, psychanalytique – à l’exception bien sûr de quelques individualités médiatiques ».</p>

<p>Ainsi, préalablement au dépôt de ses nouveaux amendements, M. Accoyer a-t-il écrit une lettre au premier ministre, en date du 13 décembre 2006, publiée sur le site du SNPPSY, dans laquelle il est écrit que ceux qui critiquent les avant-projets de décret de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 sont mus « la plupart du temps, par la préservation d’intérêts financiers ou sectaires ».</p>

<p>Ainsi n’a-t-il pas hésité à déclarer au journal « Le Monde » (14 janvier 2007) que le dernier avant-projet de décret élaboré par le ministre Xavier Bertrand était « un compromis passé avec des gens autoproclamés psychothérapeutes, qui ne sont que des charlatans ».</p>

<p>Il n’est pas nécessaire de relever la rare violence de tels propos.</p>

<p>Et l’on en vient forcément à se poser, une fois encore, la question qu’énonçait naguère Elisabeth Roudinesco : « Pourquoi tant de haine ? » (4)</p>

<p>Combattre les dérives sectaires est une impérieuse nécessité : des lois existent à ce sujet, elles s’appliquent à tous. Mais il est inacceptable de qualifier l’ensemble des représentants d’une profession (ou « la plupart » d’entre eux) de charlatans ou de membres de sectes.</p>

<p>Jean-Marie Le Guen a clairement indiqué au cours du débat du 11 janvier à l’Assemblée Nationale que « la notion de dérive sectaire figure dans notre droit pénal », que « la sécurité des personnes est censée être au cœur des préoccupations de ce Gouvernement » et que cette question relève « du code général et non de la sécurité sanitaire », cependant que Claude Evin constatait qu’il était « particulièrement désagréable de voir M. Accoyer s’ériger en unique défenseur des libertés ».</p>

<p>Concluons. Ces deux nouveaux amendements ne règlent en rien les contradictions du premier. Le dispositif proposé conforte, dans les faits, les visées hygiénistes et comportementalistes au mépris du pluralisme qu’on serait en droit d’espérer. L’indispensable lutte contre les dérives sectaires ne saurait en rien justifier la mise en cause d’une profession ni de la majorité de ses représentants. Cette mise en cause ne saurait non plus servir de fondement à l’établissement des modalités de formation des psychothérapeutes ni de ceux qui pourront faire usage de ce titre. Une telle entreprise requiert assurément plus d’objectivité et de sérénité.</p>

<p><b>Jean-Pierre SUEUR<br />
Sénateur du Loiret<br />
</b></p>

<p>======</p>

<p><strong>NOTES</strong></p>

<p> (1) - Voir à ce sujet la déclaration de Claude Evin lors du débat du 11 janvier à l’Assemblée Nationale : <br />
« Il n’est pas normal que vienne en discussion un amendement relatif à l’exercice de la profession de psychothérapeute dans un projet de loi sur le médicament. C’est bel et bien un cavalier législatif, d’ailleurs étonnant sur le fond puisqu’en général l’approche médicamenteuse et l’approche psychothérapeutique sont antinomiques dans le traitement de la souffrance psychique ».</p>

<p> (2) - Voir notamment : Psychanalyse et politique, histoire d’un amendement, « Psypropos », décembre 2004 ; Une nouvelle chasse aux sorcières (avec Jack Ralite), « Le Monde », 10 septembre 2005 ; repris dans Elisabeth Roudinesco : « Pourquoi tant de haine », éds Navarin ; Remarques sur l’avant-projet de décret sur le titre de psychologue, « Journal des Psychologues », janvier 2006 et « Réel », février 2006 ; Place nette, « La Règle du jeu », janvier 2006 ; Halte au bricolage scientiste : réponse aux ministres du Gouvernement Villepin sur la manipulation des neuro-sciences, « Libération », 9 mars 2006 ; Amendement Accoyer : la débâcle, « Journal des psychologues », juillet-août 2006 ; Psychothérapeute, un titre casse-tête, « Libération », 20 octobre 2006 ; La psychothérapie, le néo-comportementalisme et la loi, à paraître dans « Raison Politique ».</p>

<p> (3) - Elisabeth Roudinesco : Pourquoi tant de haine ?, éds Navarin, novembre 2005.<br />
</p>]]>
    </content>
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    <title>Amendement Accoyer, bis!</title>
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    <published>2007-01-14T21:55:34Z</published>
    <updated>2007-01-15T19:45:21Z</updated>
    
    <summary>Par Benoit Drunat et Armelle Gaydon Alors que le Gouvernement semblait vouloir temporiser, le Parlement sonne une nouvelle charge : ce jeudi 11 janvier, deux amendements (AMENDEMENT N° 104 et AMENDEMENT N° 105 présentés par Mme Gallez, rapporteure, au nom...</summary>
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        <![CDATA[<p><b>Par Benoit Drunat et Armelle Gaydon</b></p>

<p>Alors que le Gouvernement semblait vouloir temporiser, le Parlement sonne une nouvelle charge : ce jeudi 11 janvier, deux amendements <i>(AMENDEMENT N° 104 et AMENDEMENT N° 105  présentés par Mme Gallez, rapporteure, au nom de la commission des affaires culturelles, MM. Accoyer, Dubernard et Fagniez ) </i>qui modifient sensiblement les dispositions de l’article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, ont été mis aux voix et adoptés. Ils le transforment ainsi (nouvelles mentions en majuscules) :<br />
 <br />
Article 52</p>

<p>L'usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes.<br />
L'inscription est enregistrée sur une liste dressée par le représentant de l'Etat dans le département de leur résidence professionnelle. Elle est tenue à jour, mise à la disposition du public et publiée régulièrement. Cette liste mentionne les formations suivies par le professionnel. En cas de transfert de la résidence professionnelle dans un autre département, une nouvelle inscription est obligatoire. La même obligation s'impose aux personnes qui, après deux ans d'interruption, veulent à nouveau faire usage du titre de psychothérapeute. L'inscription sur la liste visée à l'alinéa précédent est de droit pour les titulaires d'un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l'article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations.</p>

<p>POUR POUVOIR S'INSCRIRE SUR LA LISTE DEPARTEMENTALE, LES PROFESSIONNELS JUSTIFIANT D'AU MOINS TROIS ANNEES D'EXERCICE SOUS LA DENOMINATION DE « PSYCHOTHERAPEUTE », A LA DATE DE PROMULGATION DE LA PRESENTE LOI, DOIVENT PREALABLEMENT OBTENIR L'AUTORISATION D'UNE COMMISSION REGIONALE COMPOSEE A PARITE DE TITULAIRES D'UN DIPLOME EN MEDECINE ET DE PERSONNES AUTORISEES A FAIRE USAGE DU TITRE DE PSYCHOLOGUE DANS LES CONDITIONS DEFINIES PAR L'ARTICLE 44 DE LA LOI N° 85-772 DU 25 JUILLET 1985 PORTANT DIVERSES DISPOSITIONS D'ORDRE SOCIAL.</p>

<p>Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités d'application du présent article et les conditions de formation UNIVERSITAIRE théoriques et pratiques en psychopathologie clinique que doivent remplir les personnes visées aux deuxième et troisième alinéas<br />
 <br />
Ainsi, ces amendements prévoit 1 - une application très restrictive de la « clause du grand-père » pour les psychothérapeutes en exercice ; 2 - de confier l'ensemble du champ à des commissions de psychologues et psychiatres ; 3 - interdire que la formation des  psychothérapeutes ait lieu ailleurs qu'à l'université.<br />
 <br />
Il est notable par ailleurs que <b>les débats parlementaires ont mis à jour explicitement la question qui était jusqu’alors implicitement posée du devenir des psychanalystes, a fortiori lorsqu’ils sont profanes. </b>Ainsi, lors de la deuxième séance, les échanges ont pris la teneur suivante (extrait) :<br />
 <br />
 <br />
M. JEAN-LUC PRÉEL (UDF) – « Dans l’intérêt des patients, il serait souhaitable de mener une évaluation des formations et des pratiques, sujets sur lesquels le décret en cours de parution ne satisfait pas tous les intéressés. Quant à la psychothérapie, c’est un sujet important, car elle agit au plus profond de l’être… Nous devons donc veiller à ce que la formation soit adaptée. On peut se demander avec Claude Evin si l’on est compétent en matière de psychothérapie du seul fait d’être docteur en médecine, par exemple...</p>

<p>M. CLAUDE EVIN (PS) – C’est malheureusement ce que prévoit la loi…</p>

<p>M. JEAN-LUC PRÉEL (UDF) – Est-ce qu’avoir un peu étudié la psychologie suffit ? On peut en douter. <b>Et qu’en est-il de la psychanalyse ? Bien des questions se posent donc.</b><br />
S’agissant du décret annoncé, j’ai cru comprendre que vous en étiez à sa quatrième version, Monsieur le ministre : concerter, c’est bien, mais il faudrait enfin conclure. L’amendement 109 ne résout pas tout, car un autre décret est prévu, ainsi qu’un arrêté : il faudra donc attendre encore. À quoi servirait donc d’adopter cet amendement, ou bien les 104 et 105 ? Retirons-les tous les trois, et attendons le décret…</p>

<p>M. BERNARD ACCOYER (UMP) – <b>Les différents projets de décret s’étant retrouvés sur des sites internet, chacun a pu s’informer…. Je rappellerai seulement que l’inscription sur les listes départementales est de droit pour les professionnels ayant bénéficié d’une formation universitaire incontestable, qu’il s’agisse des médecins, des psychologues ou des psychanalystes…</b></p>

<p>M. JJEAN-MARIE LE GUEN (PS) –  <b>Il n’y a pas d’université pour les psychanalystes !</b></p>

<p>M. BERNARD ACCOYER (UMP) – <b>Les écoles de psychanalystes apportent des garanties satisfaisantes grâce à leur autodiscipline. En repoussant à nouveau ces dispositions, vous feriez triompher ces charlatans dont la manipulation est la spécialité.</p>

<p>La solution que nous proposons permet de faire droit, avec l’accord de la communauté médicale, psychologique, psychiatrique et psychanalytique – à l’exception bien sûr de quelques individualités médiatiques – et sans entraver la démarche du Gouvernement, à un droit élémentaire, le droit à la sécurité des personnes en souffrance et des malades. Je voterai donc contre l’amendement 109, et pour les amendements 104 et 105. »</b><br />
 <br />
Que Bernard Accoyer reconnaisse les garanties qu’apportent les Ecoles de psychanalyse pour laisser croire que la solution adoptée recueille l’adhésion de la communauté psychanalytique, après avoir mentionné la formation universitaire des psychanalystes, témoigne de la confusion persistante contre laquelle nous luttons depuis fin 2003.<br />
 <br />
La discussion au Sénat prévue le 24 janvier sera d’une importance cruciale.<br />
 <br />
Si l’article 52 était modifié selon les termes indiqués ci-dessus, en pire donc, il resterait contradictoire. Quant au décret d’application actuellement discuté en Conseil d’Etat, il reste inacceptable.<br />
Pour rester optimistes et combatifs, souvenons-nous que nous vivons dans un état de droit ; comme l’écrit ce dimanche le juriste François-R. Dupond-Muzart dans un mail d’information, <i>« Pour ce qui concerne le Droit public, le monopole universitaire des formations est depuis longtemps proscrit dans le cadre des Communautés européennes. La libre concurrence des organismes de formation est de droit, pourvu que les organismes divers public ou privés, ou filiales d'organismes européens (notamment universités privées...), présentent les programmes et structures minimaux à définir par les pouvoirs publics. Et c'est toute la question de l'enseignement privé, liberté "publique" essentielle, qui s'y exprime. »</i><br />
 <br />
Les motifs qui ont valu notre engagement dans ce combat, pour que vive la psychanalyse, sont donc réactualisés.  Et les raisons d’une nouvelle mobilisation plus que jamais réunies.<br />
 <br />
<b>Pour (a)lpha – association pour la laïcité de la psychanalyse,<br />
Benoit Drunat et Armelle Gaydon</b><br />
 </p>]]>
        
    </content>
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    <title>Lettre au Permier Ministre</title>
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    <published>2006-11-14T00:02:19Z</published>
    <updated>2006-11-14T00:06:47Z</updated>
    
    <summary>Orléans, le 11 novembre 2006 Monsieur le Premier Ministre, Depuis le dépôt de son amendement par Bernard Accoyer, une tentative néfaste de légiférer sur le statut des psychothérapeutes a été déployée par votre gouvernement qui prend conseil auprès des promoteurs...</summary>
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    </author>
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p>Orléans, le 11 novembre 2006<br />
 <br />
Monsieur le Premier Ministre,</p>

<p>Depuis le dépôt de son amendement par Bernard Accoyer, une tentative néfaste de légiférer sur le statut des psychothérapeutes a été déployée par votre gouvernement qui prend conseil auprès des promoteurs de la rééducation des « troubles mentaux » par la suggestion et la contrainte. </p>

<p>Nous avions pu croire, en avril dernier, que le choix de donner un décret d’application à l’article 52 de la loi du 9 août 2004 sur la Politique de Santé Publique, trouvait une issue sinon honorable du moins négociée aux débats qu’il avait suscité. </p>

<p>Nous avions pu croire que les consultations menées au Ministère de la Santé par Monsieur le Professeur Francis Brunelle notamment, au nom de Monsieur Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités, aboutissaient alors à un compromis tolérable. </p>

<p>C’était sans compter sur l’effacement, dans la dernière version en date du projet de décret, du résultat de ces consultations menées avec les associations et Ecoles de psychothérapeutes et de psychanalystes. </p>

<p>Ce projet, aux multiples contradictions, confie désormais à la seule Université la formation des psychothérapeutes, niant la qualification et l’habilitation de ceux qui ont été formés dans des instituts privés et exercent aujourd’hui : ainsi la dimension la plus intime de l’être humain pourrait à l’avenir être prise en charge exclusivement par des <em>psychothérapeutes</em> d’Etat, selon la formule de Monsieur le Professeur Roland Gori. </p>

<p>Or, la seule formation universitaire ne saura jamais constituer une quelconque garantie en ce domaine et produira des conséquences désastreuses, sans doute dans l’équilibre du champ psy, mais surtout dans la société. </p>

<p>Notre association prend note que l'exercice de la psychanalyse en tant que tel – par des psychanalystes qui n’envisagent pas d’exercer par ailleurs en tant que psychothérapeutes – n'est pas, à ce jour, explicitement concerné dans la rédaction du projet de décret sur le statut des psychothérapeutes. Cependant, ce dernier annonce, selon la logique d’un principe de précaution dorénavant aux commandes, complété d’un souci sécuritaire dont l’actualité ne cesse de démontrer l’échec, le <em>déni des travaux centenaires orientés par la psychanalyse et la négation des formations internes aux Ecoles</em> qui ont fait de la psychanalyse française, avec Jacques Lacan, le modèle d’une pratique de la liberté.</p>

<p>Aussi <strong>(a)lpha </strong>– association pour la laïcité de la psychanalyse – répète ici sa désapprobation catégorique vis-à-vis de la version actuelle du projet de décret d’application de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 sur la Politique de Santé Publique. Notre association vous demande de renoncer à sa publication.</p>

<p>La sagesse voudrait qu’un débat de fond qui mobilise l’ensemble des « praticiens de la psyché » soit organisé et que votre gouvernement prenne le temps, dans la clarté et le souci respectueux des sujets, de donner à l’enjeu majeur que pose le malaise dans notre civilisation les moyens d’une résolution digne.</p>

<p>Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.</p>

<p>Pour <strong>(a)lpha</strong> – association pour la laïcité de la psychanalyse, </p>

<p><strong>Benoit Drunat</strong>,<br />
Président<br />
</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Souffrance psychique et coupe-gorge juridique</title>
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    <id>tag:www.forum-psychanalyse.net,2006:/alpha/psychanalyse//2.89</id>
    
    <published>2006-10-19T11:20:33Z</published>
    <updated>2006-10-19T17:41:02Z</updated>
    
    <summary>Par Jean-Pierre Sueur Sénateur du Loiret Nous avons exposé, dans plusieurs articles (1), que ce qu’il est convenu d’appeler « l’amendement Accoyer », devenu l’article 52 de la loi du 9 août 2004, étant strictement contradictoire dans ses termes, toute...</summary>
    <author>
        <name>LS</name>
        
    </author>
            <category term="20Politique" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p><B>Par Jean-Pierre Sueur<br />
Sénateur du Loiret</B></p>

<p><br />
Nous avons exposé, dans plusieurs articles (1), que ce qu’il est convenu d’appeler <I>« l’amendement Accoyer »</I>, devenu l’article 52 de la loi du 9 août 2004, étant strictement contradictoire dans ses termes, toute tentative qui consisterait à écrire un texte d’application de cet article était inexorablement vouée à l’échec. Philippe DOUSTE-BLAZY en avait logiquement tiré la conclusion qu’il ne publierait pas de décret à partir de ce texte.</p>

<p>Son successeur au ministère de la Santé, Xavier BERTRAND, semble, lui, s’en tenir à cet axiome simple : une loi a été votée, elle prévoit un décret, il faut donc le faire, et nous le ferons.</p>

<p>Le parlementaire que je suis est habitué à attendre très longuement – beaucoup trop longuement ! – la publication des décrets. Il devrait donc logiquement se réjouir de cette volonté du ministre de publier un décret, tant est inacceptable le pouvoir exorbitant que s’arrogent trop de ministres de décider… de ne pas appliquer une loi pourtant votée par le Parlement en s’abstenant purement et simplement de publier les décrets : c’est, hélas, très fréquent.</p>

<p>Mais dans ce cas précis, le raisonnement ne tient pas, ne vaut pas, pour la simple raison que le texte de la loi est contradictoire.</p>]]>
        <![CDATA[<p>On a pu, et on peut toujours, se demander pourquoi il en est ainsi. C’est un beau sujet de réflexion pour les historiens du droit et pour les explorateurs de la psychologie collective. S’agit-il d’une claire volonté qu’il en soit ainsi, d’une manœuvre visant à faire imploser un processus législatif par ailleurs très mal engagé ? S’agit-il, comme je le crois, d’un remarquable lapsus, d’un acte manqué, dont l’analyse eût stimulé Sigmund Freud et bien d’autres ? </p>

<p>On peut en débattre.</p>

<p>Mais cela ne change rien à la réalité de la contradiction qui appelle – si l’on veut vraiment traiter du sujet – que l’on reprenne les choses à leur commencement, qu’on organise une concertation approfondie avec les professions concernées, que l’on voie si la meilleure façon d’avancer relève de la loi, ou relève d’abord de la loi. Pour ma part, je ne crois pas qu’il soit, en l’espèce, judicieux de commencer par le législatif. Le législatif peut, en revanche, être l’aboutissement d’un processus. Mais il faut, pour cela, que le processus ait lieu.</p>

<p>Je viens de parler du <I>sujet</I>. Encore faut-il définir quel est le sujet. Si le <I>sujet</I> s’était limité aux conditions d’exercices de la profession de psychothérapeute, les choses auraient été plus simples, plus claires et sans doute plus faciles. Mais on a vu très vite que cette question n’était que la partie émergée de l’iceberg. Le débat était autre. Il portait sur la psychanalyse et sur la volonté farouche de lui substituer ou, pour le moins, de lui préférer, dans plusieurs champs disciplinaires, le comportementalisme et, en tout cas de <I>« démontrer »</I> que les techniques issues du comportementalisme étaient plus efficaces que la psychanalyse pour traiter la souffrance psychique. D’une certaine façon les psychothérapeutes furent le prétexte à un autre débat, à un autre sujet. Cela montre que, dans cette affaire, tout se tient.</p>

<p>Dans cette démarche impossible consistant à publier absolument – comme s’il s’agissait d’un impératif catégorique kantien – un décret pour appliquer un texte de loi inapplicable, M. Xavier Bertrand en est à la troisième étape, à la troisième mouture. Et comme on pouvait s’y attendre, la troisième version du projet de décret, en date du 30 septembre 2006, est aussi, voire davantage, contraire dans ses termes, tantôt à <I>une partie</I>, tantôt à <I>une autre partie</I>, du texte de la loi que les précédentes.</p>

<p>On a l’impression d’assister à une activité désespérée consistant à faire, de version en version, l’inventaire de toutes les contradictions, et de toutes les contradictions au second degré, possibles. Et l’on est constamment tenté de demander à l’auteur de ces textes successifs <I>pourquoi il agit ainsi</I>. Que cherche-t-il ? Où va-t-il ? A quoi bon cet inventaire, cette énumération, cette taxinomie des impasses ?</p>

<p>A ceux qui douteraient de ce que j’écris, j’exposerai simplement les faits tels qu’ils résultent de la nouvelle mouture de l’avant-projet de décret.</p>

<p>1) En vertu de celui-ci tout médecin, même s’il n’a fait aucune étude en psychothérapie, peut se prévaloir du titre de psychothérapeute, ce qui est contraire au 4ème alinéa de l’article 52 de la loi.</p>

<p>2) Cela vaut pour tout psychanalyste, dès lors qu’il est inscrit sur une liste, ce qui est contraire au même alinéa du même article.</p>

<p>3) Aucune définition n’étant donnée desdites <I>listes</I>, aucun accord n’existant avec l’ensemble des sociétés de psychanalystes à ce sujet et la psychanalyse n’étant <I>jamais</I> définie par la loi, il n’existe pas de définition <B>légale</B> du titre de psychanalyste, ce qui réduit à néant toute velléité de « crédibiliser » le titre de psychothérapeute en l’adossant à celui de psychanalyste.</p>

<p>4) Rien n’empêche, dans la dernière rédaction de l’avant-projet de décret, les actuels psychothérapeutes de se dénommer psychanalyste : je n’ignore pas que la dénomination de psychanalyste est régie par des règles internes à la profession, mais celles-ci ne relèvent pas de la loi.</p>

<p>5) Aucun élément n’est fourni permettant de justifier théoriquement et pratiquement <I>au regard de la loi</I> (je me place ici de ce seul point de vue, n’ignorant évidemment pas qu’il en est d’autres), et donc de l’avant-projet de décret d’application, une différence de traitement entre psychanalyse et psychothérapie relationnelle.</p>

<p>6) Dans la dernière mouture de l’avant-projet de décret, les années de pratiques professionnelles des psychothérapeutes en exercice ne sont plus prises en compte pour l’attribution du titre. C’est totalement contraire, non seulement aux termes de la version précédente (pourquoi ?), mais aussi aux engagements formels pris par les membres du gouvernement lors des débats parlementaires, et dont les comptes-rendus font foi. Pourquoi ?</p>

<p>7) Alors que, dans la précédente mouture du texte, l’Université était à peine évoquée, celle-ci acquiert, dans la nouvelle version, un quasi monopole pour la formation des futurs psychothérapeutes professionnels. Pourquoi un tel changement de cap ? Je veux être là-dessus très clair : autant il me parait légitime et souhaitable que l’Université délivre des formations qui lui sont propres et qu’elle ait pour mission d’évaluer et de valider les formations extérieures conduisant au titre de psychothérapeute, autant il me parait difficilement défendable de considérer que toutes les formations extérieures à l’Université existantes sont nulles et non avenues, alors qu’il en est de qualité.</p>

<p>8) Si cette version du décret était promulguée, les conséquences en seraient simplement <I>nominalistes</I>. Des professionnels n’ayant pas reçu de formation spécifique pourraient, contrairement à une partie de la loi, s’appeler <I>psychothérapeutes</I>. Et quant aux psychothérapeutes, ils pourraient <I>légalement</I> s’appeler psychanalystes (et créer de nouvelles sociétés de psychanalystes) ou être contraints – certains l’envisagent sérieusement – de changer de nom pour sauver les formations existantes.  S’ils changent de nom, et si on tient aux mêmes logiques, il faudra voter… une nouvelle loi pour définir les conditions dans lesquelles on pourra se prévaloir de la nouvelle dénomination et préparer – évidemment – un nouveau décret.  Beau résultat !</p>

<p>N’est-il pas plus sage d’en finir, une bonne fois, avec cette machine infernale et d’engager enfin sur des bases plus claires et plus rationnelles, et sans <I>a priori</I>, un travail approfondi associant les représentants des ministères compétents et ceux des professions concernées ?</p>

<p><br />
<B>Jean-Pierre SUEUR<br />
Sénateur du Loiret</B></p>

<p>========</p>

<p>  (1) <I>Psychanalyse et Politique, histoire d’un amendement</I>, PSYPROPOS, novembre 2004 ; <I>Une nouvelle chasse aux sorcières</I> (avec Jack RALITE), Le Monde, 1er septembre 2005, repris dans : E ROUDINESCO, <I>Pourquoi tant de haine ?</I>, éd Navarin, 2005 ; <I>Place nette</I>, la Règle du Jeu n°30, janvier 2006 ; <I>Remarques sur l’avant-projet de décret</I>, Journal des Psychologues, janvier 2006 repris dans <I>Réél</I>, février 2006 ; <I>Halte au bricolage scientiste</I>, Libération, 9 mars 2006 ; <I>Amendement Accoyer : la débâcle</I>, Journal des Psychologues, juillet 2006.</p>

<p></p>

<p><br />
</p>]]>
    </content>
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    <title>Une période charnière</title>
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    <published>2006-09-17T17:16:39Z</published>
    <updated>2006-09-17T17:27:41Z</updated>
    
    <summary>Par Benoit Drunat Chers amis, Cette rentrée sera marquée par la publication du décret d&apos;application de l&apos;article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, contre lequel nous nous sommes élevés...</summary>
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            <category term="10Le principe et la loi" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p><b>Par Benoit Drunat</b></p>

<p>Chers amis, <br />
 <br />
Cette rentrée sera marquée par la publication du décret d'application de l'article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, contre lequel nous nous sommes élevés aux côtés d'une grande partie de nos confrères.</p>

<p>Les arbitrages sur le projet de décret concernant l'usage du titre de psychothérapeute sont, selon Francis Brunelle, terminés. A cet égard, le  Syndicat National des Psychologues qui a récemment rencontré Monsieur Brunelle transmet les informations suivantes (voir <A HREF="http://www.psychologues.org">http://www.psychologues.org</A>) : </p>

<p>    1 - les membres de droit (pour rappel : médecins, psychologues, psychanalystes inscrits aux annuaires des Ecoles) ne seraient pas soumis à des prérequis et il leur appartiendra de se référer à leur déontologie.</p>

<p>    2 - Pour les "non non" qui souhaiteraient faire usage du titre de psychothérapeute, il devraient pouvoir justifier d'une formation à la psychopathologie clinique validée par l'université qui ne soit pas inférieure à celle procurée par un master; cette exigence serait exprimée dans le décret sous la forme d'un minimum d'heures de formation.</p>

<p> 	Le projet de décret a été transmis au Secrétariat d'Etat chargé des Universités pour validation. La parution du décret est annoncée pour septembre sur le site <A HREF="http://www.legifrance.gouv.fr/html/actualite/actualite_legislative/decrets_application/echeancier_2004-806.htm">Légifrance </A><br />
 <br />
Ainsi, les petits ajustements auxquels le gouvernement a consenti auront su satisfaire tels ou tels. Mais, à considérer l’enjeu qui a rassemblé une grande partie du champ psy depuis fin 2003, force est de constater que la marche en avant du gouvernement sur la politique de santé mentale a été peu infléchie, que les textes ont été votés et leur mise en œuvre parachevée.</p>

<p>Cela changera-t-il quelque chose à la pratique des psychanalystes profanes ? </p>

<p>La question est désormais déplacée. D’abord, dans les mois à venir, elle reviendra vers les Ecoles comme nous le pressentions. A cet égard, reprendront toute leur place et leur fonction le principe de la laïcité de la psychanalyse et les dispositifs tels celui de la passe ; puis, dans les années prochaines, elle parviendra devant les tribunaux et la jurisprudence dira si la conception qui est la nôtre, après Freud et Lacan, de la laïcité de la psychanalyse a toujours droit de cité. </p>

<p>Nous traversons donc à une période charnière. L’engagement pour la défense de la psychanalyse profane et notre action associative devront être repensés. </p>

<p>C’est pourquoi le troisième AMT d’(a)lpha, prévu pour février-mars 2007, au cours duquel il sera notamment question de la transmission du savoir psychanalytique devrait marquer un tournant décisif dans la vie de notre association. </p>

<p><b>Benoit Drunat</b><br />
Président d’(a)lpha </p>]]>
        
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    <title>Après les consultations du 15 juin</title>
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    <published>2006-06-22T12:41:32Z</published>
    <updated>2006-06-22T10:48:32Z</updated>
    
    <summary>Par Benoit Drunat Les consultations relatives au projet de décret d’application de l’article 52 se poursuivent. Francis Brunelle a reçu diverses associations le 15 juin [Fedepsy ; Ecole Psychanalytique des Forums du Champ Lacanien ; Société de recherche et de...</summary>
    <author>
        <name>LS</name>
        
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            <category term="30Amendement Accoyer" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p><B>Par Benoit Drunat</B><br />
 <br />
Les consultations relatives au projet de décret d’application de l’article 52 se poursuivent. Francis Brunelle a reçu diverses associations le 15 juin [Fedepsy ; Ecole Psychanalytique des Forums du Champ Lacanien ; Société de recherche et de formation psychanalytique ; Ecole Freudienne ; SIUEERP ; Association de psychothérapie analytique ; Société Française de Psychanalyse Adlerienne ; Société Psychanalytique de Paris ; Quatrième Groupe ; Association Lacanienne Internationale ; Cercle Freudien) ; École de la Cause freudienne ; Espace analytique].<br />
 <br />
Pour obtenir un compte-rendu de cette réunion, rendez-vous sur <A HREF:"http://www.oedipe.org/forum/read.php?6,9731">www.oedipe.org</A><br />
 <br />
En voici un extrait : « P.Brunelle a annoncé que cette rencontre était celle des associations représentées et que le ministère souhaitait savoir si elles souhaitaient définir des critères concernant la profession de psychanalyste. Il semble que la réponse unanime des principales associations ait été : pas de critère ; Il n'a pas été question de remise des annuaires des dites associations. <br />
Par ailleurs rien n'a filtré concernant une éventuelle modification quant à la rédaction du décret relatif à l'article 52 qui semble donc - en l'état des informations dont on dispose - ne pas avoir été modifié. »<br />
 <br />
Pour sa part, Jean-Pierre Sueur reprend - dans le texte que nous vous donnons à lire ci-dessous - les données du débat à sa manière. Il annonce un "programme" qui pourrait voir le jour en cas d'alternance lors la prochaine élection présidentielle et revient pour une part à la version Gouteyron de l'amendement Accoyer.<br />
 </p>]]>
        
    </content>
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    <title>Jean-Pierre Sueur: Amendement Accoyer, la débâcle</title>
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    <id>tag:www.forum-psychanalyse.net,2006:/alpha/psychanalyse//2.87</id>
    
    <published>2006-06-22T10:49:13Z</published>
    <updated>2006-06-22T11:07:26Z</updated>
    
    <summary>Par Jean-Pierre SUEUR, Sénateur du Loiret (PS) Le nouvel avant-propos de décret sur le titre de psychothérapeute rendu public le 7 avril dernier par M. Xavier Bertrand, Ministre de la Santé, témoigne de la débâcle intellectuelle et politique où conduit...</summary>
    <author>
        <name>LS</name>
        
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            <category term="30Amendement Accoyer" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p><B>Par Jean-Pierre SUEUR, Sénateur du Loiret (PS)</B><br />
 <br />
Le nouvel avant-propos de décret sur le titre de psychothérapeute rendu public le 7 avril dernier par M. Xavier Bertrand, Ministre de la Santé, témoigne de la débâcle intellectuelle et politique où conduit l’acharnement à vouloir appliquer envers et contre tout le texte issu de l’amendement Accoyer qui est strictement inapplicable, parce que contradictoire dans ses termes.</p>

<p>Rappelons, pour la clarté du débat, les termes de cette contradiction.</p>]]>
        <![CDATA[<p>L’article 52 de la loi relative à la politique de santé publique stipule dans son troisième alinéa que l’inscription sur la liste des personnes pouvant faire « usage du titre de psychothérapeute » est « de droit » pour les médecins, les titulaires d’un titre de psychologue et les psychanalystes « régulièrement enregistrés dans les annuaires de leur association ». Ces trois catégories de professionnels peuvent se déclarer « psychothérapeutes. » Seules les autres, psychothérapeutes en exercice ou personnes aspirant à le devenir, doivent satisfaire aux conditions que le décret dont l’avant-projet a été publié doit préciser.</p>

<p>Le quatrième alinéa du même article 52 dispose que le même décret précise « les conditions de formation théoriques et pratiques en psychopathologie clinique que doivent remplir » les quatre catégories de professionnels concernés : psychiatres, psychanalystes, psychologues et psychothérapeutes.</p>

<p>Pour les trois premières catégories, le quatrième alinéa dit donc le contraire du troisième.<br />
Cet étrange lapsus du législateur n’est certainement pas le fruit du hasard. S’il montre que ledit législateur n’a pas voulu vraiment trancher entre deux logiques antagonistes, le témoignage des parlementaires qui ont participé à la commission mixte paritaire qui a produit ce texte permet de dire que leur intention était probablement d’imposer à tous une formation spécifique en « psychopathologie », pour répondre aux criques d’ « hygiénisme » notamment – pour reprendre le mot de Jacques-Alain Miller – que les précédentes versions de cet article de loi avaient suscitées : ce n’est pas parce qu’on est médecin qu’on est forcément compétent pour traiter de la souffrance psychique.<br />
Philippe Douste-Blazy avait compris que la rédaction d’un décret sur de telles bases était vouée à l’échec. Il l’avait dit. Son successeur, Xavier Bertrand, lui, s’acharne.</p>

<p>Il croit avoir trouvé une sortie de crise avec un avant-projet de décret qui propose à chacune des professions concernées une sorte de « profil bas » censé la satisfaire.</p>

<p>Le « verbatim » de la réunion du 7 avril, au cours de laquelle il a présenté ce « compromis » à l’ensemble des associations professionnelles concernées, rédigé par Philippe Grauer (et publié sur le site « Œdipe »), montre à l’évidence l’échec de la tentative, comme en témoignent la plupart des interventions des participants, qui illustrent jusqu’à la caricature la contradiction initiale.<br />
Soucieux de s’assurer l’adhésion des psychiatres, psychanalystes et psychologues, Xavier Bertrand s’en tient au troisième alinéa, oubliant le quatrième. Le décret les proclame donc, de droit, « psychothérapeutes ».</p>

<p>Mais bientôt, un participant s’exclame : « Il me semblait que toutes les catégories devaient se voir soumises à une formation en psychopathologie ! ».</p>

<p>Il n’a pas tort. Le Ministre le sait. Mais qu’importe, doit-il se dire : j’aurai le « gros des troupes » avec moi…. Malheureusement pour lui, ce n’est pas le cas. Un représentant des psychiatres s’empresse de faire observer que ce n’est pas « parce qu'on est docteur en médecine ou psychologue du travail ou autre qu'on une formation en psychothérapie ». Un autre déclare : « Je comprends assez mal qu'un docteur en médecine, un inscrit sur une liste de psychanalyste (…) soit de droit considéré comme psychothérapeute ».</p>

<p>Les psychanalystes, eux, devraient être heureux. Il suffit, en effet, d’appartenir à une association de psychanalystes pour être inscrit sur le précieux registre…. Mais il est patent que, puisque rien dans la loi, ne définit une « association de psychanalystes », chacun pourra facilement en créer une… Et l’un de leurs représentants s’inquiète : « Si vous ouvrez la porte à des sociétés qui ne seront faites que pour éviter le cursus, cela constitue un effet pervers grave pour les sociétés de psychanalyse ». Un autre considère que dans ce cas, il faudra « arriver à définir la liste des listes ». Question : qui – et selon quels critères ‑ définira « la liste des listes » ? Le problème de principe soulevé par Elisabeth Roudinesco de l’ « étatisation » des annuaires reste entier.</p>

<p>Les psychologues, eux, sont carrément furieux. Ils ne devraient pourtant pas se plaindre : eux aussi auraient la possibilité de devenir, de droit, par la grâce du décret, « psychothérapeutes ». Mais leurs représentants ne décolèrent pas.</p>

<p>Car pour complaire à la quatrième catégorie – les psychothérapeutes en exercice‑ , et pour ainsi tenter d’avoir enfin tout le monde avec lui, notre ministre a inventé dans son avant-projet une condition d’accès au titre de psychothérapeute opportunément minimaliste : ceux d’entre eux qui ne justifient pas de « cinq années d'expérience professionnelle » ne devront en effet suivre qu’une « formation théorique en psychopathologie d'une durée de 150 heures » (et un stage).</p>

<p>150 heures ! C’est moins que ce qui exigeait naguère une formation normale en dactylographie au cours Pigier !</p>

<p>Aussitôt, c’est le tollé. Un représentant des psychologues s’insurge : « Vous allez créer une nouvelle profession de sous-psychologues (…). Comment donner une formation digne de ce nom en 150 heures ? » Un autres : « 40 000 psychologues ont le désir de faire de la psychothérapie. A leur place, je m'inscrirais dans une formation de 150 heures et 4 mois de stage ! »</p>

<p>Le président de la Société Française de Psychologie écrira plus tard au ministre : « Comment peut-on imaginer que sur la base de 150 heures de formation théorique et d'un stage pratique de 4 mois, un professionnel puisse apporter l'aide nécessaire à une personne en souffrance psychique nécessitant une psychothérapie ? Devient-on chirurgien, architecte, avocat ou ingénieur sur la base de 150 heures de formation initiale et d'un stage pratique de quelques mois ? ». Et il conclut, logiquement, qu’il « serait probablement raisonnable de recourir à des dispositions législatives permettant de remplacer cet article, l'article 52 de la loi, issu de l'amendement Accoyer, voté dans un contexte de peu de sérénité ».</p>

<p>Mais revenons à la réunion du 7 avril. Les psychanalystes ne sont pas en reste. L’une de leurs représentants observe : « Vous nous voyez inquiets à propos de 150 heures et du stage pratique, extrêmement léger ».</p>

<p>Quant aux psychiatres, leur point de vue est bien résumé par l’un des leurs : « Comment les psychiatres pourraient admettre que le cœur de leur pratique puisse être réglementé par une formation aussi faible que celle que vous proposez ?».</p>

<p>Les psychothérapeutes, eux, sont partagés. Certains complimentent le ministre : c’est le moins que celui-ci pouvait attendre ! D’autres s’inquiètent de la caricature qu’on est en train de donner de leur formation et des écoles de formation qu’ils ont mises en place. Et Philippe Grauer se croit tenu de préciser : « Nos institutions sont solides, responsables, respectables. Les écoles agréés par nos soins forment des étudiants à la psychothérapie relationnelle en cinq années universitaires et davantage. Nos étudiants ont effectué une psychothérapie relationnelle ou une psychanalyse d'ailleurs, selon des parcours personnels qui peuvent atteindre la dizaine d'années. On est assez loin des 150 heures dont se gaussent certains ici ».</p>

<p>Résumons : pour avoir choisi dans les deux versants opposés du texte de loi, tour à tour, celui qui lui paraissait être le moins contraignant et le plus acceptable par chaque profession, le ministre a mis en œuvre, au sens propre du terme, une démarche politicienne, c’est-à-dire opportuniste. Quand bien même le dispositif s’imposerait, il ne répondrait pas à la question qui a justifié l’article de loi. M. Accoyer pourrait, certes, dire que son amendement s’applique : mais comment, dans quelles conditions et avec quelles conséquences ? Libre à lui et au ministre de tutelle de penser que les 150 heures fatidiques serviront de viatiques et nous prémuniront enfin des « charlatans » dont il s’agissait de protéger la société. Mais eux-mêmes devront bien convenir du caractère dérisoire et fallacieux de ladite protection.</p>

<p>Finalement, si cet avant-projet était publié, le plus clair est que, comme l’a dit l’un des participants à la séance du 7 avril, cela « ne changerait rien à la situation actuelle » ‑sinon qu’un nombre important de personnes pourra se prévaloir du titre de psychothérapeute, en plus, bien sûr, de toutes celles qui s’en prévalent déjà. C’est, en un sens, une victoire pour ceux qui ont combattu l’amendement Accoyer, puisque rien ne changera…</p>

<p>Mais, en même temps, comment ne pas ressentir une réelle amertume en constatant que trois ans de débats se traduisent par cette débâcle : tout ça pour ça ; tant de discussions, pour arriver à si peu de choses !</p>

<p>Et pourquoi ? Tout simplement parce qu’on a assisté à une double obstination.</p>

<p>D’abord, faire passer la loi, coûte que coûte, fût-elle contradictoire.<br />
Ensuite : publier le décret, coûte que coûte, fût-il pétri de démagogie et de vacuité, l’une nourrissant l’autre.</p>

<p>Mais ce n’est pas tout.</p>

<p>Car, alors qu’il est question de formation, qu’il est prévu que la fameuse formation en psychopathologie « peut être confiée à l'université ou à des organismes ayant passé convention avec l'université » et que l’un des enjeux du débat, c’est justement ce verbe pouvoir, puisque certains protagonistes ont plaidé fortement pour qu’il disparaisse et que la formation soit confiée à l’université…. on ne peut que s’étonner de l’absence, dans les concertations engagées, du ministère en charge de l’enseignement supérieur, qui ne paraît plus devoir être co-signataire du texte.<br />
C’est le premier silence du texte. Le second silence a été à juste titre salué : il n’est plus fait référence, comme dans la version précédente, aux quatre « approches de psychothérapies validées scientifiquement », formulation qui avait fait craindre l’instauration d’une « science d'État ».<br />
Il faut toutefois considérer le second silence à l’aune du premier.</p>

<p>Roland Gori se donne beaucoup de mal pour défendre la place de la psychanalyse à l’université.<br />
Son statut est paradoxal. Elle ne relève, en propre, d’aucune discipline. Mais elle a sa place dans le cursus de philosophie, de psychiatrie et de psychologie.</p>

<p>Dans les deux derniers domaines, elle doit faire face à la montée du comportementalisme, dominant dans nombre de départements universitaires. D’où la question, essentielle, du pluralisme des approches, dont on peut attendre que les instances universitaires veillent à le garantir : elles seules peuvent le faire. Dans ce contexte, il est pour le moins préoccupant que l’Université – ou plutôt les universités – et le ministère qui en est chargé soient exclus du débat.</p>

<p>Et puis, il y a la question de la psychiatrie – de la misère de la psychiatrie, devrait-on dire, tant il manque de praticiens en cette discipline. Pour ne prendre qu’un seul exemple, on ne dira jamais assez les conséquences dramatiques de la pénurie en psychiatrie – et en temps de psychiatre – dans les prisons françaises, où un tiers des détenus relèvent de la psychiatrie.</p>

<p>Dans cet autre contexte, comment ne pas penser que les « 150 heures » ont un sens. Il faut se méfier quand on aborde ces sujets : les lapsus guettent. Comment ne pas imaginer qu’il y a derrière ces 150 heures – et même s’il y a des modifications ultérieures - l’exacte métonymie d’un nouveau corps de praticien de la santé mentale, concept qu’on a déjà vu affleurer ici ou là. Il s’agissait pour certains observateurs d’un corps de « sous-officiers » de la santé mentale ; depuis le nouvel avant-projet, ils ont revu la dénomination et parlent désormais de « caporaux » …</p>

<p>Autrement dit, on prendrait son parti du manque de psychiatres, et au lieu de décider les mesures qui s’imposent pour y pallier, on transformerait ces praticiens en superviseurs d’employés de santé sous formés. Ou alors – autre hypothèse – ils seraient les « superviseurs » de médecins formés à ce qu’on a appelé des « psychothérapies formatées » et qui seraient le terreau idéal pour les tenants des Thérapies cognitivo-comportementales (TCC), car, pour le coût, on ne peut pas dire que ces thérapies ne soient pas formatées : elles n’ont même d’existence que parce qu’elles sont formatées. En bref, le nouvel avant-projet produit doublement du statu quo. Non seulement il ne change rien à la réalité actuelle, sauf symboliquement. Mais il ne règle pas non plus les problèmes que nous venons d’évoquer, tout en accroissant les doutes qui pèsent à leur sujet.</p>

<p>Le seul intérêt de l’avant-projet, qui relève – on l’a vu -, d’une démarche politicienne – est lui-même politicien. Xavier Bertrand ne s’en cache pas. Il affirme : « Je suis persuadé qu'il y a une voie de passage ». Son souci, c’est de passer entre les gouttes.</p>

<p>Il faut sortir du labyrinthe, même si chemin faisant, on abandonne complètement l’objectif qu’on s’était assigné, sans d’ailleurs en adopter un autre.</p>

<p>La démarche se résume simplement : il y a une loi, il y aura donc un décret.<br />
Refusant ce simplisme, ce confort et ces abandons, nous serons donc de ceux qui rediront que la matière est trop sérieuse pour être ainsi traitée.</p>

<p>Et nous proposerons à nouveau :</p>

<p>1- L’abrogation de l’article 52 de la loi sur la santé publique, puisque ceux qui doutaient encore de son caractère contradictoire ne peuvent désormais plus en douter ;</p>

<p>2 - Une concertation approfondie associant les quatre professions concernées, non pas sur la base d’une loi caduque et d’avant-projets qui le seront tout autant, mais sur la base des exigences scientifiques qu’on se doit de prendre en compte pour tout ce qui relève de la connaissance, des exigences éthiques et déontologiques qui s’imposent, s’agissant du traitement de la souffrance psychique, et des autorégulations mises en œuvre au sein des professions concernées.</p>

<p>3- L’établissement de règles qui, d'une part, devront ressortir de l’université, que celle-ci œuvre directement ou contractuellement, ou encore qu’elle exerce une mission évaluatrice et, d'autre part, devront prendre en compte la spécificité de chaque profession, de ses instances et reconnaissances internes, puisqu’il en est nécessairement ainsi pour la psychanalyse, et qu’on ne voit pas très bien comment, juridiquement, un statut différent pourrait être dévolu aux sociétés de psychanalyse et à celles de psychothérapie.</p>

<p>4- Le respect effectif – au service des instances universitaires notamment – de la nécessaire pluralité des approches. Et puisqu’il s’avère que cela ne va pas de soi, la question mérite à tout le moins réflexion.</p>

<p>On peut, certes, considérer que ce programme est trop ambitieux et qu’il n’est plus de saison. On peut décréter que la polémique n’a que trop duré. On peut mettre la tête sous le sable. On peut proclamer que le statu quo est une révolution. Et on peut habiller la débâcle des ornements de la victoire. Mais tout cela ne sera que vanité.<br />
 <br />
<B>Jean-Pierre SUEUR, Sénateur du Loiret (PS)</B><br />
 </p>]]>
    </content>
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    <title>Laïcité de la psychanalyseLe Tome 2 en version numérique</title>
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    <published>2006-06-06T22:15:51Z</published>
    <updated>2006-06-06T23:13:16Z</updated>
    
    <summary>Les Actes du deuxième Après-midi de travail sont en ligne. Téléchargement gratuit.</summary>
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        <name>LS</name>
        
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            <category term="10Association - AMT" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/">
        <![CDATA[<p>Les Actes du deuxième Après-midi de travail organisée par (a)lpha en novembre 2005 sont désormais en ligne et <A HREF="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/pdf/AMT2_alpha-psychanalyse.pdf"> téléchargeables ici</A> en format PDF (1,1 Mo).</p>

<p><IMG SRC="http://www.forum-psychanalyse.net/alpha/psychanalyse/images/AMT2_couv_small.jpg"><BR>Téléchargement gratuit. Le format PDF nécessite <A HREF="http://www.adobe.com/fr/products/acrobat/">Adobe Reader</A>, logiciel gratuit disponible en version Mac et Windows.</p>

<p>Les Actes du deuxième Après-midi de travail organisée par (a)lpha sont également imprimées en format livre de poche. Le livre peut être commandé en adressant un mail à Aline Dupuy Racinet : aline.racinetXwanadoo.fr <I>(anti-spam : remplacer X par @). </I>Prix : 8,50 euros frais de port compris.<br />
</p>]]>
        
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    <title>(a)lpha rencontre Francis BrunelleConseiller technique du Ministre de la santé</title>
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    <id>tag:www.forum-psychanalyse.net,2006:/alpha/psychanalyse//2.77</id>
    
    <published>2006-04-28T20:13:36Z</published>
    <updated>2006-06-06T22:49:03Z</updated>
    
    <summary>Par Benoit Drunat et David Muhlmann David Muhlmann et moi-même avons été reçus, ce vendredi 28 avril après-midi, par M. Francis Brunelle, Conseiller technique auprès de M. Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités. Nous souhaitions défendre devant...</summary>
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        <name>LS</name>
        
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            <category term="20Politique" />
    
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        <![CDATA[<p><b>Par Benoit Drunat et David Muhlmann</b></p>

<p>David Muhlmann et moi-même avons été reçus, ce vendredi 28 avril après-midi, par M. Francis Brunelle, Conseiller technique auprès de M. Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités.</p>

<p>Nous souhaitions défendre devant lui la position d’(a)lpha vis-à-vis de la laïcité de la psychanalyse confrontée à la préparation du décret d’application de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 sur la politique de santé publique.</p>]]>
        <![CDATA[<p>La discussion à bâtons rompus qui s’est engagée entre nous a duré une heure, courtoise et ouverte. </p>

<p>Nous avons précisé qu’(a)lpha n’est pas une association de psychanalystes mais une association de psychanalyse et qu’elle accueille des adhérents d’horizons divers ; puis nous avons pris acte de la volonté gouvernementale de mettre en œuvre un plan de santé mentale pour pallier la déliquescence de la psychiatrie française mais avons affirmé que la psychanalyse ne saurait y trouver une place quelconque dans la mesure où elle ne saurait être définie par voie légale ou réglementaire comme le rappelait récemment René Major dans sa lettre du 21 avril. Nous avons rappelé à M. Brunelle que les organes de formation psychanalytiques s’inscrivent dans une tradition non-universitaire et ont permis, au fil de l’histoire de notre pratique, l’établissement  d’une formation  solide et  de régulations internes qui lui permettent de perdurer. </p>

<p>Ainsi avons-nous été amenés à demander à M. Brunelle si le gouvernement entendait étendre sa volonté politique à la psychanalyse. </p>

<p>M. Brunelle nous a formellement répondu qu’il n’était ni de la vocation de l’Etat ni dans le projet du gouvernement de poursuivre en ce sens. La séparation psychanalyse – psychothérapie est entérinée par le Ministre de la Santé et la psychanalyse en tant que « méta-institution » ne saurait être soumise au même type de réglementation que les « pratiques psychothérapeutiques ». L’Etat n’a pas à se mêler du devenir de la psychanalyse qui jouit d’une « totale liberté ». Cependant, en tant qu’elle se veut un champ disciplinaire constitué, elle se doit d’accepter de formaliser les « devoirs » qui font le contrepoids de « ses droits ». En ce sens, il lui appartient de faire valoir publiquement et de formaliser ses modes de formation (séminaires théoriques et cliniques, contrôle, présentation de malades…). En somme, l’Etat n’a pas vocation à normaliser la psychanalyse ; c’est plutôt à la psychanalyse de témoigner du sérieux dont fait preuve son champ disciplinaire.</p>

<p>Aussi, à la question de M. Brunelle de savoir comment nous voyions une possible mise en oeuvre de cette proposition, avons-nous proposé qu’une série de réunions des Ecoles et Associations de formation psychanalytique établisse le cadre des critères communs de formation qui permettrait au public de comprendre ce qu’est la psychanalyse et quelles devraient être les règles partagées qui la constituent. Ce serait aussi l’occasion de valoriser la richesse et la diversité des échanges qui caractérisent le champ de la psychanalyse française.</p>

<p>Ainsi, il apparaît aujourd’hui, au cœur du débat, que la question de la pratique psychanalytique en tant qu’elle est laïque, c’est-à-dire exercée notamment par des analystes profanes, se trouve relancée et désormais posée aux Ecoles et Associations de psychanalystes mêmes. C’est à elles de s’ouvrir ou non aux analystes profanes. </p>

<p>L’avenir proche dira si lesdites institutions psychanalytiques, qu’elles soient « freudiennes orthodoxes » ou lacaniennes,  précèderont une attente et des exigences qu’il n’y a pas de la part du gouvernement en n’accueillant que des analystes diplômés de médecine ou de psychologie, comme s’il fallait à tout prix endogénéiser des contraintes étatiques illusoires et rogner sur les principes pour gagner une respectabilité publique ou si, fidèles à l’héritage freudo-lacanien, la question du diplôme universitaire tombera d'elle-même, comme nulle et non avenue dans le processus de formation du psychanalyste.   </p>

<p>David Muhlmann et moi-même avons fait savoir à M. Brunelle que nous resterions à sa disposition s’il advenait que notre proposition fût retenue.</p>

<p>Benoit Drunat et David Muhlmann.  <br />
</p>]]>
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    <title>Laïcité de la psychanalyseTome 2 : LE LIVRE est paru</title>
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    <published>2006-04-05T12:00:18Z</published>
    <updated>2006-06-06T22:42:39Z</updated>
    
    <summary> Nous sommes heureux d&apos;annoncer la parution des Actes du deuxième Après-midi de travail organisée par (a)lpha en novembre 2005 sur le thème « Pratiques laïques de la psychanalyse aujourd’hui : situation française, enjeux européens ». On y lira notamment...</summary>
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        <![CDATA[<p><IMG SRC="http://www.forum-psychanalyse.net/images/AMT2_couv.jpg"><br />
Nous sommes heureux d'annoncer la parution des Actes du deuxième Après-midi de travail organisée par (a)lpha en novembre 2005 sur le thème <I>« Pratiques laïques de la psychanalyse aujourd’hui : situation française, enjeux européens »</I>. On y lira notamment avec intérêt la redéfinition de la laïcité de la psychanalyse par extension du terme de <I>profane</I> que proposent Marie-Hélène Brousse et Véronique Mariage. </p>

<p><B>POUR COMMANDER LE LIVRE</p>

<p>Adresser un mail à Aline Dupuy Racinet :<br />
aline.racinetXwanadoo.fr</B> <br />
<I>(anti-spam : remplacer X par @). </I></p>

<p><B>Prix : 8,50 euros frais de port compris.</B></p>

<p><br />
</p>]]>
        
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